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Déjà des pistes pour l’avenir du village en économie durable de montagne

article modifié :ajouts le 4 janv

L’article précédent sur Le PLU d’Olmeta fait apparaître une organisation des espaces en déséquilibre:pas de terres agricoles, et trop d’espaces boisés classés ou zones naturelles N qui empêchent tout développement économique durable de la commune :Il en est ainsi sur 97%  du  PLUI annulé du Cap Corse.

Le président de l’INAO (institut régional de l’origine et de la qualité)dans une lettre adressée le 13 Dec 2011 au président du Syndicat intercommunal du Cap Corse au sujet de l’élaboration du PLUI  pointe cette situation notamment sur les communes d’Olmeta Di capo Corso ,Canari,Ogliastro,Nonza ,Olcani , :pas de création d’espaces agricoles .D’autre part s’il se félicite du nombre important de zones N puisque dans ces zones pâturages et défrichages,exploitation de châtaignier ,d’oliviers ,culture de la vigne  sont autorisés et des aménagements à l’exercice des activités agricoles sont réalisables dans des conditions particulières (article 2 du règlement des zones N) il fait remarquer que le même article interdit toute construction nouvelle de bâtiment agricole en autorisant qu’un agrandissement de 30% des bâtisses existantes.

Il conclue donc que l’absence de terres agricoles et de possibilité de construction destinées à l’exploitation rend impossible dans les villages cités l’installation de nouveaux agriculteurs .il donne un avis défavorable sur le PLUI proposé  .

SITUATION ACTUELLE

Les espaces boisés classés en littoral EBC sont classés d’autorité conformément à la loi loi littoral.C’est le cas pour Olmeta qui a une façade littorale.

La classification des autres EBC en montagne par exemple, est à la seule initiative des communes dans le cadre de leur PLU ou, à défaut de ce dernier et, dans les départements ayant opté pour la perception de la taxe départementale des espaces naturels sensibles par arrêté du président du conseil général

Sur la commune d’Olmeta deux sortes d’espaces boisés classés ceux de notre façade littorale et ceux de notre espace montagne:loi littoral ,loi montagne.Ils englobent la grande partie de l’espace montagneux.

Art L130-1 « les PLU peuvent classer comme espace boisé classé,les bois ,les forêts,parcs à conserver ,à protéger ou à créer ,qu’ils relèvent ou non du régime forestier,enclos ou non,attenant ou non à des habitations .Ce classement peut s’appliquer également à des arbres isolés,des haies ou réseaux de haie ,des plantations d’alignement « 

Le classement interdit tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation ,la protection ou la création des boisements »

Le classement en EBC ne peut être modifié que par une révision du PLU.Or à Olmeta, comme il n’existe plus, de PLU suite à annulation la révision est possible ,à moins que ce classement ait été effectué par la région et l’état carte régionale : à voir 

Réglementation

 Dans cette zone sont interdits le défrichement ,et toute opération susceptible de remettre en cause l’état boisé mais aussi pâture agricoles ou coupures,construction ,parking,stationnement de caravane etc

les interventions sylvicoles ou travaux forestiers qui conservent la vocation forestière du boisement sont autorisées:création de chemin forestier ,coupes rases de régénération etc

Toute coupe ou abattages sont soumis à déclaration préalable(code urbanisme R421-23 et R.130-1(imprimé CERFA n°13404*1) sauf dans certains cas:enlèvement bois dangereux bois morts chablis,forêt privée soumis à un régime de gestion

Sont autorisés les actes sylvicoles, si ,ces derniers répondent à l’amélioration et à la conservation du dit boisement ou à sa création (reboisement) Toute coupe de bois doit être autorisée et soumise à déclaration auprès de la mairie sauf si les bois prélevés sont jugés dangereux ou si le boisement est doté d’un document de gestion:plan simple de gestion s’il il s’agit d’une forêt privée ( à faire avec le propriétaire après autorisation de l’office) ou aménagement forestier s’il s’agit d’une forêt publique .

La délivrance de l’autorisation de coupe ou d’abattage d’arbres est de la compétence du maire ou du président de l’établissement public intercommunal lorsqu’il existe un plan communal d’urbanisme ou un Pos approuvé,du préfet dans les autres cas

Donc l’exploitation forestière est possible sous condition .Olmeta est toujours sous le régime du POS .Donc il faut une autorisation du maire ou de la communauté de communes si elle a légiféré sur l’exploitation forestière à défaut de document de gestion

Pour prétendre à un plan simple de gestion privée une forêt doit faire 10Ha d’un seul tenant,d’où la nécessité pour les propriétaires privés de se regrouper au sein par exemple d’une association pastorale

Il est possible que dans l’avenir, qu’un plan de gestion régional  soit mis en place par les autorités de gestion régionales (les dernières assises du bois de corse vont dans ce sens )

Quelle est la situation actuelle à Olmeta ?

Elle est paradoxale et chaotique :

Pas de plan de gestion communal ou privé .Donc, tout propriétaire privé qui coupe du bois dans sa parcelle ou tout agriculteur qui déboise pour entretenir son exploitation ou tout sylviculteur qui coupe pour vendre est dans l’illégalité .

Aucune demande d’autorisation de coupe n’est effectuée auprès du maire et des autorités par des particuliers qui continuent de faire leur bois de chauffage ou qui ont un bail ou accord verbal avec un sylviculteur qui, lui a une entreprise déclarée et qui paie charges et impôts .Si ce dernier veut faire une demande d’autorisation de coupe il se heurte à un refus de la mairie .

Le castanéiculteur qui est soutenu et contrôlé pourtant par l’ODARC n’a donc pas officiellement ,pour autant, l’autorisation officielle de coupe d’entretien ou de défrichage  de la châtaigneraie qu’il exploite ….Mais s’il n’effectue pas ces travaux ,son exploitation  périclite …..

On retrouve ce type de situation un peu partout dans l’île:abattage et vente sauvage incontrôlés pour consommation personnelle ou revente .Mais selon que l’on soit proche ou éloigné de l’élu local ce dernier ferme les yeux ou dénonce. Sauf qu’à Olmeta nos deux intervenants en montagne sont des professionnels déclarés ….

Effectivement , Olmeta , a la grande chance ,à la différence d’autres communes ,qui sont ,elles, demanderesses en vain , d’avoir deux agriculteurs : un castanéiculteur éleveur et un sylviculteur ayant droit d’exercer ces professions 

Ils sont  sont très actifs et ont crée un réseau de pistes qui donnent accès à des secteurs montagneux abandonnés et se substituent parfois à des sentiers communaux impraticables car enfouis dans le maquis;

Avec l’accord des propriétaires ils défrichent des propriétés ou rendent leur accès et leur entretien possible ,ils exploitent et sauvent des châtaigneraies en voie de disparition étouffées par le maquis ou ravagées par le cynips.

Ils font donc oeuvre d’utilité publique en même temps qu’ils vivent de leur travail difficile . 

Mieux, en ouvrant des pistes ils offrent les conditions d’un développement économique durable agricole et touristique raisonnable projet soutenu par l’albore ulmitese, que devrait  absolument encourager et favoriser une municipalité qui se soucierait vraiment de l’avenir de la commune qui n’est pas dans l’augmentation des permis de construire en résidences secondaires mais dans la création d’emplois par l’exploitation intelligente des ressources naturelles et non pas par leur sanctuarisation .Ainsi :

.Possibilité de création d’Itinéraires de randonnées pédestres ou équestres et découvertes de sites naturels ,patrimoniaux ou historiques , aménagements de site d’activités ou aires sportives en rivière (canyoning, et escalade etc

.Mise en valeur de propriétés et sauvetage des espèces qu’elles abritent oliviers, châtaigniers, chênes lièges par lanpossible  création d’une association pastorale combinée à un plan de gestion des espaces boisés

.Protection contre les incendies:rappelez vous le dernier grand incendie qui a pris naissance sur la commune et qui a épargné par miracle le village mais dévasté ceux situés sur l’autre versant montagneux en partant d’un lieu inaccessible par terre :pistes de communication ,entretien des propriétés, défrichage intelligent  ,sont d’excellents coupe feux . 

A ce sujet une piste d’accès au captage d’eau d’arrosage permettrait son entretien ,l’installation de bornes incendie sur tout son long parcours et un projet d’aménagement arrosage et patrimoine qui cheminerait jusque dans le village.

la possibilité pour les chasseurs de pouvoir retrouver les moyens et les lieux  d’exercer leur passion .

Il est évident que lors de l’élaboration du nouveau PLU il faudra installer des zones agricoles oubliées  ,situer des  zones N et aux bons endroits (que fait une zone N en plein milieu du village dés le moment où n’y sont pas prévus un parc avec des lieux de vie et de rencontre)  diminuer les espaces boisés classés au profit de zones N ou agricoles et repositionner les terres constructibles  en fonction d’un agencement intelligent plutôt que d’une organisation avantageant certains propriétaires. 

Hélas pour le moment en dehors de la chasse au constructible aucun projet d’avenir de cette nature n’est possible dans le village.

La municipalité  est en différent avec les agriculteurs  alors qu’elle pourrait   s’appuyer sur eux pour lancer une dynamique d’économie durable de montagne qui profiterait à tous les villageois .Du coup les agriculteurs eux sont en différent avec la municipalité 

l’albore ulmitese propose des solutions qui reposent sur des structures légales qu’il est facile d’installer et, dont, le refus, ne peut s’expliquer que par des rancœurs ou conflits individuels qui font fi de l’avenir du village au profit des intérêts particuliers de quelques uns.

Du coup ,l’illégalité prévaut sur l’égalité ,et, les conflits sont entretenus volontairement et sciemment  par l’alimentation de rumeurs ,de malentendus, de préjugés qui n’ont pas lieu d’être et qui ne résisteraient pas à un vrai dialogue entre les parties .Il suffirait que chacun est le réflexe de parler ou téléphoner à l’autre  quand on lui transmet  des propos extérieurs malveillants  pour que la vérité prime sur le mensonge et l’intelligence sur l’obscurantisme  .Mais l’intelligence finit toujours par triompher .Espérons qu’il ne soit pas trop tard pour la commune .

L ‘avenir du village est dans l’exploitation raisonnable et raisonné de la montagne:c’est la seule issue intelligente possible Alors laissons les querelles futiles de côté , développons ce secteur et gérons le intelligemment:c’est à dire dans la légalité ,le respect ,la solidarité/intérêt collectif et intérêt particulier sont complémentaires dans ce projet .

La galerie de photos ci dessus (passez la souris sur les photos pour découvrir leurs légendes) montre le travail important réalisé par ces agriculteurs : un réseau de pistes impressionnant qui ne demande qu’à s’étendre pour rendre de nouveau accessible et exploitable? suivant le mode du développement durable, la montagne olmetaise ,autrefois cultivée et entretenue avec soin

Problèmes : Des pistes sont fermées par des barrières pour délimiter des propriétés privées, clôturées, afin d’y parquer du bétail (bovidés) ou pour éviter que les sangliers dévorent les productions ou détériorent les parcelles . A côté des barrières, une palette que l’on peut retirer, permet un passage sur le communal  qui n’est pas assez large affirment des détracteurs qui , pourtant, sans ces pistes ne pourraient accéder à ces lieux ni  à pied ni  à cheval.

.Autre conflit: sur ces barrières est installé , parfois, un cadenas, pour empêcher que certains oublient de les  fermer après leur passage  (ce qui est arrivé).Certains les  brisent, estimant qu’aucun passage y compris sur le privé loué ne doit être impossible …Tout cela peut se résoudre dés le moment où la municipalité réunit tous les protagonistes et installe une charte consensuelle ,et un plan de gestion .La commune de Chauffailles loire (photos) comme beaucoup d’autres communes de l’hexagone ,a réglementé par arrêté la gestion de la forêt et son accès.

Chez nous sur l’île , on n’en est pas encore là : sauf exceptions ,on ne valorise que  le littoral ,ce qui donne lieu à infractions et spéculation  .dans   les villages proches du littoral  comme Olmeta on ne s’occupe que d’urbanisme  favorisant  les constructions en résidences secondaires spéculatives (locations le plus souvent sauvages) La montagne on s’en soucie peu et l’agriculture et le tourisme de montagne encore moins.Pourtant c’est le seul moyen économique d’éviter la désertification et la fin du village corse comme entité communautaire ,lieu de vie ,de travail ,de partage ,de culture .Le processus d’abandon est hélas bien avancé .Mais il n’est jamais trop tard .

Fin tantu ch’ellu si vive,un si po di: funtana un biveraghju di la to acqua  .Vieux proverbe Corse :Tant qu’on vit ,on ne peut pas dire : »Fontaine je ne boirai plus de ton eau .Ah bon, la source du village a déjà été détournée …acqua in bocca ( motus et bouche cousue). e a populu fatu bisogna a marchja (démocratie participative agissante)…. en retrouvant le fil de l’eau nous retrouverons nos sources  et la vie coulera de nouveau ….

ci campemu e voi?

Vendanges artisanales

La culture de la vigne est ancestrale  à Olmeta di Capi Corsu. Il faudrait la sauver. En effet, actuellement, survivent quelques parcelles de vignes exploitées, avec, plus ou moins de bonheur et de soins, par 3 vignerons amateurs rescapés qui ont tous passé la soixantaine voire plus. De plus, cette année, la grêle est tombée le 24 Avril anéantissant la majorité de la récolte.
Deux vignerons ont pu vendanger le raisin restant. L’un d’eux, a dû compléter une récolte insuffisante par l’achat de raisin à un viticulteur d’Oletta. Encore un patrimoine qui s’éteint ? Que faudrait-il faire pour le préserver a minima ?
Que les agriculteurs éleveurs sylviculteurs  actuellement dans la commune au nombre de deux et bientôt trois  (un nouveau va s’installer) diversifient leur activité en y ajoutant la viticulture ? Difficile à envisager car les vignes actuelles se trouvent sur des parcelles inaccessibles aux tracteurs  et donc, difficiles à exploiter. Il faudrait donc, soit creuser des pistes, soit défricher pour planter en bordure de route.
Ne rêvons donc pas. Une seule solution : aider les vignerons rescapés à entretenir leur vigne et, donner l’envie à d’autres propriétaires terriens de planter, par le biais de la création de l’association pastorale que l’albore ulmitese demande de tous ses vœux.
En attendant, deux vignerons  boiront, en famille, un vin bio qui a gardé le goût de celui de nos anciens. Demain combien serons nous? in vino veritas.

Survolez l’image avec la souris pour faire apparaître le commentaire :

Fête patronale de la Saint Césaire

ST CESAIRE3
Cette année, les chrétiens du village, adhérents ou non de l’association paroissiale Don Bosco  ont voulu partager avec les habitants un moment de convivialité autour d’un déjeuner froid organisé sur la place de l’église à l’issue de la messe et de la procession. C’est par le bouche à oreille que, ce qui devait être un petit regroupement s’est transformé en repas et véritable petite fête improvisée qui s’est poursuivie dans l’après midi. Près de 80 personnes dont certaines venues de Nonza, Farinole, Patrimonio, St Florent ont goûté les nombreux mets confectionnés et offerts par les habitants d’Olmeta. Les jeunes ont apporté leur guitare et donner l’aubade à 4 fringants octogénaires dont un a même poussé la chansonnette. Durant la messe la Chorale diocésaine nous a régalé de ses chants. U padre Georges Nicoli nous a fait l’honneur de sa présence. Quelle belle journée !!!
L’albore ulmitese a été active dans la préparation de cette célébration parce que les fêtes patronales sont des rites identitaires communautaires  patrimoniaux à préserver absolument. Nous nous associerons  à toute action mettant en valeur le patrimoine religieux en relation avec l’association paroissiale Don Bosco, les fidèles du village et tous les habitants qui, au delà de toute considération politique, ont une certaine idée communautaire de la vie au village.Cet été l’albore ulmitese a participé activement et discrètement à deux manifestations au côté de l’association Don Bosco qui en a assuré officiellement le support : la venue du groupe Sumente le 2 Aout en l’église St Césaire et cette célébration conviviale de la St Césaire.

 

Les plus de 90 ans et le padre Nicoli :

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Noel chante accompagné par les jeunes :

st cesaire5

La procession  :

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Nettoyage du captage d’eau d’arrosage d’Olmeta en juin 2014 par Albore ulmitese

Ce captage est assez unique en Corse, il court sur plusieurs km entre le village et la montagne. L’eau est captée sommairement en deux endroits : une vasque naturelle et un haut de cascade. Elle est acheminée en partie par tuyaux galvanisés en mauvais état et pour la majeure partie par des tuyaux PVC tout neufs installés par la municipalité.
Normalement ce conduit aboutit à un réservoir qui alimente des rigoles à ciel ouvert empierrées (quelques unes ont malheureusement été canalisées et recouvertes de béton).
Ce réseau de rigoles permet d’arroser les jardins particuliers autrefois si nombreux. Des jours d’arrosage par quartiers de village sont affichés par la municipalité et ne sont pas toujours respectés.
Mais des habitants soucieux d’arroser sans contrainte ont constitué une ramification impressionnante de captages en PVC directement branché sur le tuyau central d’approvisionnement… et certains laissent couler en permanence…
Trop d’abondance nuit.

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